Pourquoi méditer? Pour rien !

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POURQUOI MÉDITER ? POUR RIEN !
Quand on pense à la méditation, toutes sortes d’images nous viennent. De replis intérieurs, de séances inspirantes, « d’expériences » extatiques… Or la méditation n’est rien d’autre que de trouver l’espace de paix qui est en soi, hors de l’emprise du mental. Devenir intime avec soi-même.
Pour les pratiquants de la méditation assise zen (zazen), le prérequis s’énonce mushutoku : aborder sa pratique « sans but, sans objet, sans esprit de profit ».
Donc oui, méditer c’est accepter d’observer ce qu’il se passe en soi, sans désir de faire.
ALORS MÉDITER, C’EST AUSSI « POUR RIEN » !

LE TEMPS DU CONTACT INTÉRIEUR
Vie pressée, sollicitations, déluge du digital, des medias et autres tracas… Tout cela fait partie de notre quotidien. La méditation vient nous apprendre que la clé se trouve à l’intérieur de nous. En méditant, nous apprenons à prendre le temps et à vivre pleinement le moment présent, changeant ainsi la perception que nous en avons et la réponse que nous décidons d’y apporter.
« Quand j’ai commencé à méditer, raconte Anna, 38 ans, j’ai pris conscience de tout ce que je faisais de façon automatique. Manger, m’habiller, travailler… Méditer m’a permis d’observer ce qu’il se passait dans ma vie, pour prendre petit à petit de la distance. C’est pour moi le seul changement possible, celui qui vient de l’intérieur. »
Et le plus beau ? S’il existe de nombreux courants de méditation différents et des types de pratiques divers (méditation assise, en marche et en mouvement…), chacun approchant ce même espace de calme intérieur et de présence intensifiée.

LE RÔLE DE LA RESPIRATION
Méditer, c’est avant tout respirer. Facile ? Pas sûr… Car au quotidien, nous ne sommes presque jamais conscients de notre respiration. Pourtant, elle est un vrai miroir de notre esprit : quand nous sommes énervés ou angoissés, notre souffle est court, tandis que quand nous sommes détendus, il est plus lent. Faire attention à son souffle est donc le premier pas.
Jérôme pratique zazen depuis 3 ans et le confirme : « en zazen, nous ne méditons pas sur une idée mais cherchons juste une présence parfaite à l’instant. Pour ça, nous nous appuyons sur la posture et la respiration, sans bouger. Au début, les pensées s’affolent. Et puis on apprend à ne pas leur prêter attention, à les laisser passer. »
Et il est à la fois déroutant et enthousiasment de prendre conscience que les pensées ne forment qu’un « bruit de fond », qui pollue tout un pan de notre présence.

MÉDITER, J’EN ATTENDS QUOI ?
Parce qu’avant de calmer nos pensées, elles nous demandent ce qu’il y a à espérer de la méditation : voici de quoi les rassurer !
Méditer, c’est apprendre à observer ses pensées, plutôt qu’à les suivre. Cela devient vite une habitude très agréable, nous apprenant à prendre les choses avec moins d’intensité et à voir aussi comment nous fonctionnons. Méditer nous apporte le calme et l’assurance que, quel que soit la difficulté, elle sera passagère.
Alors prenez le temps : de vous installer sur une assise ferme (les coussins de méditation traditionnels – zafu, fuzen – et les bancs de méditation peuvent être utiles), de respirer… et d’observer.

VOUS SOUHAITEZ COMMENCER
Comme pour toute pratique, trouver le bon cadre et le bon enseignement est capital. Méditer ne s’improvise pas, alors n’hésitez pas à contacter une association proposant des cours, des stages ou des ateliers de méditation.
Vous pouvez aussi souhaiter expérimenter par vous-même : méfiez-vous, dans ce cas, de ne pas vous mettre dans une situation de déception ou d’échec, qui vous empêcherait de (bien) commencer !
Voici quelques premiers conseils :
Choisissez un lieu calme où vous ne serez pas dérangé et oubliez tout ce que vous avez pu lire ou entendre sur la méditation : vous aborderez ainsi votre séance l’esprit libre de toute attente.
Asseyez-vous, que ce soit sur une chaise, pieds à plat et mains sur les genoux, ou au sol sur un coussin.
Vous pouvez garder les yeux ouverts si vous le souhaitez.
Redressez-vous et écoutez votre corps.
Est-il agité ? nerveux ? endormi ?… Tournez ensuite votre attention vers le mental : est-il agité lui aussi, charriant un flot de pensées continu ? Prenez simplement conscience de tout cela, sans chercher à l’analyser ou à modifier quoique ce soit.
Fixez votre attention sur la respiration : soyez conscient de chaque inspiration, de chaque expiration.
Il peut arriver que des pensées traversent votre esprit, n’essayez pas de les arrêter ou de les chasser : ne les jugez pas (« cette pensée me fait honte, peur, etc. »), ne vous jugez pas (« je suis ridicule, nul, les autres y arrivent mais pas moi, je ne sens rien… »).
Laissez-les naître, puis passer.
Certaines vous emmèneront vers le passé, d’autre vers l’à venir. Laissez-les être et restez dans l’instant présent.
A la fin de votre séance, vous pouvez observer l’état dans lequel vous vous trouvez : détendu ou inquiet, déçu ou ravi…
Quel qu’il soit, vous savez maintenant que vous pouvez accueillir cela, sans vous y attacher, ni (vous) juger.

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